No Vox

Du Kenya au Mali, deux salutaires dynamitages

mardi 3 novembre 2009

Janvier 2007. Le Forum social mondial est organisé pour la première fois en Afrique. Pendant une semaine, Nairobi vibre au rythme d’ateliers placés sous l’antienne de l’autre monde possible. Un monde… qui marche, lui aussi, sur la tête. L’« activistocratie » de l’altermondialisme est logé dans de troubles hôtels de luxe. L’un appartient à celui qui est alors un très fortuné ministre de l’Intérieur ( John Michuki, propriétaire du Windsor Golf Hotel and Country Club, aujourd’hui ministre des Finances) connu pour avoir commandité tortures et ordres de « tirer pour tuer » ; l’autre fut, durant les années précédant l’indépendance, le haut lieu des colons racistes avant de contribuer financièrement à la politique israélienne dans les années 1970. Sponsorisé par la compagnie de téléphonie mobile Celtel, le grand « carnaval capitaliste » des alters est par ailleurs organisé dans le complexe sportif de Kasarani que surveillent des paramilitaires ayant pour ordre d’interdire l’entrée à la « racaille sniffeuse de colle du bidonville de Korogocho ». « Il est temps de prendre du recul par rapport aux ONG internationales et de revenir aux organisations sociales de terrain, à cette base ou se mènent les réelles transformations de société », conclut l’auteur de ce texte au vitriol, l’Indien Achal Prabhala


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