No Vox est un réseau d’associations, de mouvements et d’organisations, qui mènent concrètement des luttes sociales sur le terrain. Fondé lors du 1er Forum social européen à Florence, le réseau a pris une dimension internationale lors du 1er Forum mondial de Porto Alegre en 2003. Ces mouvements de lutte sont composés de femmes et d’hommes qui s’auto-organisent pour la défense et l’application des droits fondamentaux définis par la déclaration universelle des droits de l’homme et pour faire naître de nouveaux droits. Lire la suite et l’actualité mondiale du réseau.
Lors du colloque qui s’est tenu à Bamako à l’initiative du mouvement des Sans Voix avec le soutien de No Vox les 17 et 18 octobre 2009, l’Union des associations et coordinations d’associations pour le developpement et la défense des droits des démunis (UCADDDD) a fait le point des luttes en cours contre la spéculation foncière et immobilière.
> suiteNous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que ce ciné débat a eu un écho retentissant dans les esprits. Nous avons voulu par la présence de nos aînés aujourd’hui symbole de la lutte libératrice du peuple au Burkina et a travers leur vécu montrer que les causes de ce silence coupable qui ne sont autres que la peur de se voir refuser un emploi, une bourse, d’être menacé de mort, voir être assassiné comme Norbert Zongo ne doivent en aucun cas être un frein à notre engagement et qu’il était temps de transcender cette peur et de rejoindre le terrain de la lutte car il n’y a qu’elle qui puisse libérer le peuple de l’ assujettissement, de l’exploitation par conséquent de sa situation de misère et de sa faim car comme le disait Norbert Zongo : « c’est certainement quelqu’un qui a mangé notre plat voilà pourquoi nous avons faim »
> suite« 4 ans c’est de trop ! 4 ans c’est méchant ! 4 ans c’est inhumain ! 4 ans c’est cruel. 4 ans ce n’est pas 4 jours encore moins 4 mois. 4 ans sans statut ! 4 ans dans la misère, la précarité, l’incertitude, 4 ans c’est de trop. De combien de francs sommes-nous vendus en gros et par tête ? Qui nous a vendus, qui nous a achetés ? Qui a organisé cette vente aux enchères de l’humanité ? Bénin, terre d’accueil, d’hospitalité africaine, nous mourons sur ton territoire, perdus à Agamé dans un camp de concentration, une prison qui ne dit pas son nom. Que deviendrons nous, nous, nos femmes, nos maris, nos enfants sans statut de droit ni solution durable ? Excellence Yayi BONI1, au secours par l’amour du ciel. Nous sommes plus de 3232 au camp des réfugiés togolais d’Agamé condamnés à mort pour un crime que nous n’avons pas commis. Dr Yayi BONI, pourquoi tant de souffrance et d’amertume dans un pays démocratique, pourtant bel exemple en Afrique ? Hier marchandise prisée, aujourd’hui dévalorisée, abandonnée à elle-même, privée de toute forme d’assistance, quel malheur pour l’humanité vendue aux enchères de la politique politicienne transnationale ?
Les réfugiéEs du camp d’Agamé
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